Aller au contenu principal
Extrait du Panorama régional de l'ESS 2023 
Chapitre "Travailler dans l'ESS"

 

La grande variété de secteurs d’activités, de métiers, de structures de l’emploi ou de modèles économiques propres à l’ESS tend à différencier les conditions moyennes de travail de ses 294 000 salariés en Auvergne-Rhône-Alpes par rapport au reste de l’économie. Ainsi, la surreprésentation dans l’ESS de contrats à durée déterminée visant à faciliter l’insertion socio-professionnelle de certains publics (contrats aidés, d’insertion, etc.) ou bien encore la forte présence de contrats courts, intermittents, et saisonniers dans la culture, le tourisme social et solidaire ou les sports et loisirs, réduit mécaniquement le poids des CDI (78,1% de l’emploi) par rapport au reste de l’économie privée (87%).

Ainsi, la surreprésentation dans l’ESS de contrats à durée déterminée visant à faciliter l’insertion socioprofessionnelle de certains publics (contrats aidés, d’insertion, etc.) ou bien encore la forte présence de contrats courts, intermittents, et saisonniers dans la culture, le tourisme social et solidaire ou les sports et loisirs, réduit mécaniquement le poids des CDI (78,1% de l’emploi) par rapport au reste de l’économie privée (87%).

Certains métiers, majoritaires dans l’ESS, s’exercent largement à temps partiel comme les aides à domicile (78,7% à temps partiel), les animateurs et animatrices socioculturelles ou les salariés en contrat aidé. Cela influence aussi la part, plus élevée dans l’ESS, des salariés à temps partiel (32,1% dans l’ESS contre 15,9% dans le reste de l’économie privée). Toutefois, l’ESS propose des conditions de travail comparables à celles observées dans le reste du secteur privé comme dans le secteur bancaire, l’assurance, l’industrie ou la santé.

Ces conditions d’emploi influencent le niveau de revenus des salariés : avec 32 389 euros de rémunération brute moyenne annuelle par équivalent temps plein (ETP), les salariés de l’ESS perçoivent 14,7% de moins que dans le secteur privé lucratif et 5,4% de moins que dans le secteur public. Ce n’est pas le cas dans toutes les familles juridiques puisque les mutuelles et les coopératives connaissent des rémunérations moyennes plus importantes que dans les associations, ainsi que dans l’ensemble de l’économie (de respectivement 13,4% et 18,1% supérieures), du fait des activités sur lesquelles elles opèrent en majorité : dans la finance (pour les banques coopératives) et l’assurance (pour les mutuelles), les rémunérations sont plus importantes et les conditions d’emplois plus stables (les CDI et les temps complets étant la norme). Dans les fondations, les rémunérations sont supérieures de 5,2% à la moyenne de l’ESS mais restent en dessous de celles de l’ensemble de l’économie (de 6,7%).

La précarité des conditions de travail dans une partie des entreprises et organisations de l’ESS n’est cependant pas une fatalité. Elle dépend aussi de l’évolution des conditions de financement de ses activités d’intérêt général et notamment par la puissance publique. La substitution d’une part conséquente de subventions par de la commande publique depuis plusieurs années a placé de nombreuses entreprises de l’ESS dans le rôle contraint de prestataires de services sur des marchés de plus en plus concurrentiels. Il s’ensuit aujourd’hui une précarisation du travail au sein de ces entreprises qui complexifie l’exécution de leurs missions d’intérêt collectif et rend plus difficile le recrutement, alors même que, paradoxalement, elles restent vectrices de sens pour la majorité de leurs travailleurs.

Par ailleurs, dans certains secteurs comme l’action sociale et sanitaire, les effectifs vieillissent avec le risque de ne pas être renouvelés : on estime à 55 800 131 le nombre de départs en retraite d’ici à 2026 dans l’ESS. La revalorisation des conditions de travail est donc un enjeu pour que l’ESS puissent continuer d’exercer ses fonctions essentielles dans la société aujourd’hui, comme demain. Elle est aussi un enjeu d’égalité pour une économie comprenant 67% de femmes salariées.

 

L’Union des Employeurs de l’Economie sociale et Solidaire (UDES) contribue aux politiques de l’emploi et de la formation professionnelle, ainsi qu’au dialogue social territorial, en mobilisant ses mandataires dans différentes instances régionales. Unique syndicat employeur multi-professionnel rassemblant 80% des employeurs de l’ESS, l’UDES concourt, par de nombreuses initiatives, à la cohésion sociale et au développement d’une économie plus proche des besoins des Français.es.

 

> Pour en savoir plus sur l'UDES Auvergne-Rhône-Alpes 

> Dans la même thématique retrouvez Sup ecolidaire, Irup, Ocellia, institut transitions, garage 404, enseis, 3A, Ancelia CFA IFIR, CFA Sport et animation

 

Envie d'en savoir plus ?

>> Consultez le Panorama 2023 "Ce que l'ESS apporte à la société"

 

Sources : 128 Tchernonog V., Prouteau L., Le paysage associatif français : mesures et évolutions, Dalloz Juris Associations, 2019 • 129 Cottin-Marx S., C’est pour la bonne cause ! Les désillusions du travail associatif, Les Editions de l’Atelier, 2021 • 130 Chorum-Groupe Vyv, « 3ème baromètre national de la qualité de vie au travail dans l’ESS », 2020 • 131 Estimation régionale d'après les données nationales d'ESS France • 132 - 133 - 134 INSEE FLORES 2018

Thématiques
 
CRESS AuRA Chambre Régionale de l'Economie Sociale et Solida

CRESS AuRA Chambre Régionale de l'Economie Sociale et Solidaire Auvergne-Rhône-Alpes

11 rue Auguste Lacroix
69003 Lyon

Site web : http://www.cress-aura.org